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Sommeil du nouveau né et de sa mère, liens avec l’allaitement

Le sommeil d’un bébé est toujours une grande préoccupation des mamans, des parents, de l’entourage et l’éternelle question « fait-il ses nuits ? « .
C’est bien légitime tout compte fait, car pour l’avoir personnellement vécu pendant de longs mois, il est parfois extrêmement difficile d’avoir le sommeil haché surtout lorsque cela se répète encore et encore… Oui, mais… Les réveils nocturnes de bébé font partie intégrante du développement cérébral normal de l’enfant. Tous les enfants ne marchent pas à la même date, ne parlent pas au même moment, il n’y a pas de raison que leur cerveau soit prêt à supporter ces longues heures sans manger, à la même période. C’est une question de tempérament.
Oui, c’est difficile, mais je pense que cela l’est encore bien plus, lorsqu’on ne s’y attend pas et qu’en conséquence, on se torture l’esprit. Quand on s’imagine qu’un enfant « doit » (à un certain âge) dormir 8 h d’affilée sans demander ni réconfort, ni alimentation… comment ne pas se trouver désemparé(e), lorsqu’il s’éveille toutes les une ou deux heures pendant plusieurs « longs » mois ?  qu’il ait tant de mal à s’endormir seul sans bras ou tétée  ? voire qu’il se réveille dès qu’on le pose délicatement dans SON lit ?

dodo

Quel est le comportement le plus répandu des bébés en matière de sommeil ? A quoi faut-il s’attendre dans les premiers mois ?

Une étude a été publiée très récemment [1] (avril 2013) par Helen L. BAll, professeur en anthropologie (http://www.bmj.com/content/346/bmj.f2344) qui nous explique son approche basée sur une sérieuse recherche bibliographique sur la question.

Elle évoque dès la première phrase de l’article les difficultés des parents dont le mode de vie et les besoins en sommeil entrent en conflit avec les caractéristiques biologiques des enfants. Mais surtout, ce qui rend cette gêne encore plus accrue, c’est que nos cultures occidentales conduisent les parents à une mauvaise compréhension des besoins de leur tout-petit (notamment la nuit). La faute à qui ? A ces petites phrases anodines que les proches ou moins proches ne manquent de prononcer « Alors, fait-il ses nuits ? » ; par sympathie et compassion, sûrement, mais elles font mal ! Elles font mal parce qu’elles induisent et renforcent l’idée qu’un sommeil prolongé la nuit est important (pour l’enfant) et doit être obtenu rapidement.

Que doivent savoir les futurs ou jeunes parents ?
– Que les réveils nocturnes répondent à un besoin vital (sélectionné par l’évolution),
– Que le sommeil du bébé est totalement différent de celui de l’adulte,
– Que le sommeil est un processus de maturation du cerveau qui opère pendant les premières années de vie
– Que ce développement et maturation peuvent varier énormément d’un enfant à l’autre,
– Que l’éveil nocturne est caractéristique d’un sommeil qui se met en place et qui va et qui vient notamment pendant la première année (ndlr Comprendre, rien n’est jamais acquis pendant la première année).

Quelques explications biologiques
Les bébés ne naissent pas avec un rythme circadien fonctionnel [2]: l’horloge biologique se synchronise entre 6 et 12 mois même si on observe quelques prémisses de rythme circadien dès la naissance (ils dorment plus la nuit que le jour). Cependant, à ce stade, le sommeil est fortement plus influencé par l’inconfort, la faim et la satiété que par l’environnement lumineux (alternance jour/nuit). Plus tard, les réveils nocturnes sont aussi en lien avec le besoin d’être rassuré (ce qu’apporte la tétée).

Le sommeil des bébés est différent du nôtre :
– les nouveaux nés sont environ 15 % de leur temps de sommeil total en sommeil profond, et 50 % en sommeil paradoxal soit pour ce dernier chiffre, deux fois plus que l’adulte (sommeil léger le reste du temps).
– leurs cycles de sommeil sont également beaucoup plus courts d’où des risques d’éveils entre deux cycles beaucoup plus fréquents.
Peu à peu leur temps de sommeil profond augmente au détriment du sommeil paradoxal et cette tendance se poursuit jusqu’à l’âge de un an. 

Pourquoi cette différence ? Il s’avère d’après les chercheurs sur le sommeil que :
– passer autant de temps en sommeil paradoxal est un élément protecteur pour l’enfant. Un bébé qui dormirait trop longtemps en sommeil profond, pourrait ne pas être alerté et ne pas demander assistance en cas de problème vital (trop chaud, trop froid, manque d’oxygène).
– le sommeil « actif » permet de construire le cerveau, de stimuler son développement (particulièrement rapide les deux premières années)

Le temps passé en sommeil léger avant le sommeil profond est également plus long que chez l’adulte ; durant cette étape, l’enfant est très sensible, se réveille plus facilement (au moindre bruit, froissement de drap ou simplement lorsqu’on le change de position (passage des bras au matelas)).

Il faut donc être patient et attendre que les choses se mettent en place. Apprendre à reconnaître les différentes phases de sommeil de son enfant est important (ndlr : bref, observer, pour mieux comprendre et mieux s’adapter) et permettra de modifier quelques pratiques : attendre plus longtemps pour que le sommeil profond s’installe avant de déposer l’enfant, ou envisager le co-dodo (avec lit séparé dans l’idéal) pour qu’une simple parole ou caresse, permette de le faire passer d’un cycle à l’autre sans éveil total)…

cododo
Source NAturaBébé

Comment réagissent les parents ?
Leur sommeil est bien souvent fortement perturbé, ce qui peut avoir des conséquences sur leur santé et leur bien-être. Tout dépend de leurs connaissances du sommeil de l’enfant avant la naissance (très dépendantes de la culture dans laquelle ils baignent). S’ils ne s’attendent pas à la réalité des choses, ils vont soit douter de leurs compétences (ce qui met à mal leur confiance en eux) ou soit s’interroger sur le comportement de leur enfant et éventuellement rechercher une solution médicale, ou d’autres modes de nourrissage (arrêt de l’allaitement par exemple).

L’article de H. Ball précise qu’informer les parents avant la naissance et leur offrir une écoute, permet de les aider sérieusement, en anticipant les choses, et en cherchant des solutions pour lutter* contre le manque de sommeil.

* : siestes de jour, micro-sieste (10 minutes), relaxation, exercices de respiration profonde … les militaires et navigateurs souvent confrontés à la privation de sommeil, ont développé des techniques particulières de repos !

Et l’allaitement dans tout cela ?

Les enfants allaités peuvent ressentir la faim plus fréquemment que les bébés nourris au lait artificiel. Ceci a été encouragé, sélectionné par l’évolution : un enfant réveillé plus souvent, est plus fréquemment en interaction avec son environnement, ce qui favorise son développement cérébral. Il est même fréquent (et souhaitable pour la mise en place de l’allaitement) que dans les toutes premières semaines, les demandes soient rapprochées.
PAr contre, il est important que les parents sachent qu’il n’existe aucune preuve fiable, montrant que de passer du lait maternel au lait artificiel ou d’introduire précocement la diversification permettait d’allonger les temps de sommeil de l’enfant et de la mère. Pourquoi ?

Globalement, les temps de sommeil sont identiques car les bébés nourris au lait se réveillent moins fréquemment mais restent éveillés plus longtemps.

En effet, le lait maternel contient de la mélatonine (notamment le lait maternel produit la nuit ou en soirée) [3], une substance particulièrement utile pour aider à l’endormissement (voir un précédent post sur le sujet). Il contient également certains nucléotides (blocs de base des acides nucléiques de l’ADN), à action hypnotique sur l’enfant (résumé ICI). Or, tous ces éléments présents dans le lait maternel, ont une concentration variable selon un rythme circadien. Bref, par le biais de son lait dont les éléments hypnotiques sont plus concentrés la nuit, la mère apprend son enfant  à dormir plus la nuit que le jour.

Ces informations doivent être connues pour tenter de réconforter ou de donner des arguments aux mères allaitantes qui se sentent parfois culpabilisées par des raccourcis de pensée et des remarques du style : « bébé ne fait pas ses nuits (ndlr comprendre « manque de sommeil ») parce que sa mère l’allaite et qu’il manque de nourriture nourrissante, ou que le lien mère-enfant est trop fort ».

Aucune preuve scientifique à tout cela : bien au contraire, comme cela a été développé plus haut.

Qualité du sommeil des mères allaitantes
La période du post-partum est source de grande fatigue pour les parents. Une étude de 2010 [4] s’est intéressée au sommeil et la fatigue des mères allaitantes (entre 2 et 16 semaines post-partum). Il n’a été trouvé (aucune différence objective ou subjective) d’un point de vue fatigue parmi les femmes observées ( allaitante ou non). Ceci fait écho à une étude précédente de 2004 [5].
Les auteurs précisent que les risques d’un non allaitement (choisi par crainte de manque sommeil) devraient être comparés au manque de preuves suffisantes attestant que les formulations lactées permettaient aux mères de mieux dormir.
L’absence de différence de fatigue dans le ressenti des mères allaitantes (subjectif) et l’analyse objective qui a été faite (actimétrie), s’explique sûrement par le fait que les mères qui s’éveillent pour allaiter, se rendorment très rapidement (il est même fort probable que les mères dorment pendant la tétée).

De plus, des niveaux de prolactine (hormone qui commande la fabrication du lait) élevés chez les mères allaitantes semblent jouer un rôle sur la qualité du sommeil de celles-ci. La nuit, le taux de prolactine présente un pic et aide à mieux dormir.

Conclusion :

L’arrivée d’un jeune bébé dont les besoins biologiques sont bien particuliers (éveils nocturnes, besoins d’interactions forts avec son environnement) perturbe inévitablement la vie des parents, en particulier leur propre sommeil. Il est important que ceux-ci se « préparent » sur ces besoins, et sachent à quoi s’attendre, de façon à se trouver moins perturbés, à comprendre le comportement de leur enfant et à le juger normal.
Ils pourront ainsi mettre à profit leurs connaissances et adapter leur comportement :
– pour l’enfant : reconnaître les phases de sommeil de l’enfant, l’accompagner, éventuellement envisager le co-dodo,
– pour eux-mêmes : apprendre à soulager leur propre fatigue, se confier à d’autres parents, professionnels et consultantes en lactation, partager des astuces !

L’allaitement maternel induit, certes des réveils plus fréquents de l’enfant (principe de survie) mais la qualité du sommeil de l’enfant n’en est pas pour autant menacée (présence de mélatonine et d’autres substances dans le LM qui apprennent les rythmes circadiens)

Enfin, jusqu’à présent, il n’y a pas de preuve suffisante qui montre que l’allaitement a un impact négatif sur le sommeil global de la mère.

Edit du 5 octobre : Un nouvel article consacré au cododo « approche via des travaux scientifiques »  ICI

Références utilisées

[1] Ball, H. B., « Supporting parents who are worried about their newborn’s sleep » BMJ (2013); 346

[2] McLaughlin Crabtree, V., Williams N., « Normal Sleep in Children and Adolescents »  Child Adolesc Psychiatric Clin N Am 18 (2009) 799–811 doi:10.1016/j.chc.2009.04.013

[3] Cohen E. A., et al, « Breastfeeding may improve nocturnal sleep and reduce infantile colic: potential role of breast milk melatonin. », European journal of Pediatrics (2012), 171(4) : pp729-32

[4] Montgomery-Downs H.E.,  Heather M. Clawges. H. et al. « Infant Feeding Methods and Maternal Sleep and Daytime Functioning » Pediatrics (2010) 126 (6) : pp 1562-1568

[5] Gay C.L., Lee K.A., and Lee S, « Sleep Patterns and Fatigue in New Mothers and Fathers » Biological Reseach for Nursing (2004) 5: 311,

Autres liens :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rythme_biologique
http://www.askdrsears.com/topics/sleep-problems/8-infant-sleep-facts-every-parent-should-know

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33 réflexions au sujet de « Sommeil du nouveau né et de sa mère, liens avec l’allaitement »

  1. Super votre article! C’est important de se rappeler que faire ses nuits n’est pas un objectif premier et qu’il y a raison pour leurs réveils fréquents. Avec ma troisième je vis plutôt le phénomène inverse… elle boit plusieurs tétées groupées en soirée et dort ensuite 8 heures d’affiliées, à chaque nuit depuis déjà 2 mois. Elle a 3 mois et demi aujourd’hui,cela m’inquiète moins, par contre pratiquement dès sa naissance j’angoissais à l’idée qu’elle dorme autant sans se réveiller. J’ai même craint être si fatiguée que je ne l’entendais pas malgré qu’elle dormait dans la même pièce. Puisque c’est un bébé en santé je me suis raccrochée à cela, le temps passe et son développement reste plus que souhaitable. Y’aurait-il été possible que ce soit négatif autant dormir pour ma puce?

    1. Notre petite faisait ça aussi les 3 et 4 ième mois…
      Depuis ces 5, 6 mois elle se réveille toutes les heures, (voire 2 heures…) !
      Rien n’est jamais acquis !

      Bel article en tout cas, à faire lire autour de nous !

    2. Je ne pense pas que ce soit négatif de dormir autant. Je n’ai rien lu de tel en tous cas. Comme le disent les études, c’est aussi beaucoup une question de tempérament de bébé. Elle doit se réveiller aussi souvent que les autres, et puis elle parvient à se rendormir toute seule.
      CEci dit comme le précise Taonie, attention, elle peut très bien faire machine arrière d’ici quelques mois et pleurer de nouveau la nuit…mais bon, c’est pas certain non plus. Mais mieux vaut être sur ses gardes et garder à l’esprit que c’est normal.

    3. oui je le trouve super aussi, concernant le sommeil de la maman j’ai l’impression qu’en allaitant c’est plus facile, personnellement qd bébé s’endort je m’endort avec lui et je me réveille avt qu’il ne soit vraiment réveillé. je trouve ça super et qd on me demande s’il fait ses nuits je réponds bien sur il fait « SES »nuits et c’est très bien comme ça. la j’ai repris le travail j’allaite qd même, et j’ai trouvé très dur de devoir lui imposer une heure de réveil! ça m’a fait vraiment mal au cœur, j’essaie de le réveiller le plus doucement possible en lui proposant une tetée, je précise que si j’essaie de le prendre ds mes bras sans le réveiller il se réveille qd même alors je préfère le réveiller doucement avec une tétée!!

  2. Tout cela ne nous dit pas quand est-ce qu’ils nous laisseront dormir toute une nuit… 🙂
    Ici, 16 mois, elle dort moitié dans son lit, moitié dans le nôtre, dans la chambre commune et 2 réveils par nuit sont un minimum rarement atteint !
    Merci pour cet article qui rappelle les bons arguments et notamment que le passage au LA pourrait améliorer le sommeil ! Combien de femmes ont été amené à sevrer à contre-coeur…

  3. À 3 mois mon 2ème a fait ses nuits de… 13h!! Mais ça n’a duré que 2 mois. Aujourd’hui il a 13 mois et depuis 8 mois on se donne 2 a 3 RDV la nuit 🙂

  4. Je suis pour l’allaitement mais je trouve qu’un bébé de plus de sept/huit mois bien portant qui tête plus d’une fois par nuit c’est trop long à endurer pour la mère. de ma propre expérience et celle de mes amies, on a toutes dû dire non au bébé la nuit car sinon ils continuent à se réveiller non stop et c’est pas gérable sur le long terme (plus de sept/huit mois pour ma part). Et le LA ne fait pas de miracle mais aide à passer la nuit pour beaucoup de bébés, de tout ce que j’entends autour de moi…

    1. Le LA peut aider, mais rarement…ce sont les études qui le disent (pas moi), observations sur un très grand nombre de bébés allaités…
      Encore faut il aussi que BB accepte de changer de lait, ce qui n’est pas gagné non plus.
      Encore faut il aussi que BB le tolère… moi j’ai de drôles de retours de copines, dont une petite fille qui a fait une allergie et qui s’est retrouvée aux urgences…

      1. Oui c’est clair que je me méfie du LA, je prends celui de la meilleure qualité possible même si je sais que c’est incomparable avec du LM. Si j’avais pu freiner mes « obligations » professionnelles plus que 10 mois, je l’aurais fait et cela m’aurait permis de continuer à allaiter la nuit, mais là je viens de reprendre le boulot temps plein et bien stressée par bébé qui ne fait pas ses nuits. Heureusement papa peut prendre le relais mais pas celui de l’allaitement :/

        Dur dur d’être super maman et super femme indépendante !!

      2. Oh oui c’est difficile !! moi aussi, j’ai repris le boulot alors que loulou tétait encore 2 à 3 fois la nuit.. Et oui, c’est stressant (« dans quel état je vais être demain ? »). Figure toi que j’avais pris un coussin sur lequel je me reposais juste après le déjeuner… juste 10 minutes à fermer les yeux et faire le vide ! Cela fait un bien fou !

  5. C’est naturel tout simplement….j’ai maintenant 25 mois d’allaitement, jour et nuit (min. 2 fois la nuit, souvent plus). Son lit est contre le nôtre comme ça je ne dois pas me lever et me réveille à peine et m’endort déjà pendant la tétée! Pas de fatigue extraordinaire mais je profite aussi de sa sieste le midi (moi 30 min.). Jusqu’à 6 mois elle a dormi souvent 7 à 8h ce qui m’a bcp aidé de reprendre force après l’accouchement (césarienne)…

  6. Merci pour ces bons arguments qui doivent nous amener à prendre nos propres décisions concernant l’allaitement, et ne pas laisser l’entourage s’immiscer dans notre choix de continuer à allaiter ou non la nuit. (et le jour)
    Nous avons eu rélativement beaucoup de chance. Après des nuits hachées avec des réveils très fréquents jusqu’à 3 mois, et bien soudainement notre fille a fait ses nuits, et c’est toujours le cas aujourd’hui à presque 7 mois. Un pur Bonheur.
    C’est un bébé toujours allaité, et j’espère bien poursuivre mon allaitement le plus longtemps possible.

  7. Merci pour cet article! J’allaite mon bébé qui a trois semaines et j’entends ici ou là que si je veux passer de meilleures nuits il faudrait que je lui donne un biberon le soir. Mais je m’adapte à son sommeil (elle dort près de mon lit), qu’elle dorme 2h ou 4h et je ne suis pas plus fatiguée. Je fais la sieste en même temps qu’elle en début d’après-midi (30 min. à 1h) et je récupère.
    Je confirme que je m’endors parfois pendant la tétée lorsqu’on est en position allongée et que je n’ai pas de mal à me rendormir après, contrairement à mon compagnon.
    Merci pour cet article que je vais faire lire à tous ceux qui voudraient me convaincre de passer à un allaitement mixte.

    1. Ravie que cette synthèse puisse aider les mamans qui ne veulent pas sevrer sous ce faux prétexte qu’on leur sert trop souvent !!
      Courage à toi !! Kiarapapillon (quel joli pseudo !)

  8. Voilà l’article qu’il me fallait même si je ne sais toujours pas vraiment quoi faire ^^:
    Mon aînée qui a 25 mois a fait ses nuits relativement vite et bien – à 4 mois elle dormait 8h de suite alors que j’allaitais. En me couchant en même temps qu’elle, j’obtenais aussi de belles nuits (youpiiiii!) et depuis pas de soucis (sauf quand elle est malade). Mon second, lui, c’est toute une autre histoire! Il a 8 mois et est de retour sur trois tétées la nuit alors qu’il y a un mois il ne buvait plus qu’une fois. Alors certes nous avons eu les vacances et un voyage de trois semaines, mais maintenant que nous sommes rentrés j’espérais que tout rentrerait dans l’ordre. La fatigue se fait sérieusement sentir et nous nous sentons un peu désemparés. Et je ne suis pas certaine que le passer au biberon aiderait étant donné qu’il refuse de manger plus de bouillie le soir, c’est a priori qu’il n’en ressent pas le besoin.
    Des idées? Des conseils? Faut-il juste que je m’arme de patience? En tout cas les siestes de jour ne sont pas possible: la matin la grande ne dort plus, et l’après-midi quand les deux dorment c’est le moment de ranger et nettoyer ^^

    1. Perso, quand ma fille dort (25 mois), je dors d’abord 20-30 min. avec elle. Cela me fait assez de bien pour compenser les 3 à 5 réveils la nuit. Puis, je range etc… et mon mari comprend que ce n’est pas toujours bien rangé et on est moins méticuleux qu’avant sa naissance afin de ne pas me stresser sur du nettoyage et de privilégier mon repos pour continuer l’allaitement…

    2. Pas certaine non plus pour le passage au biberon qui aiderait… Moi mon fils dormait moins bien lorsqu’il mangeait trop le soir…(le contraire de ce qu’on pouvait me dire finalement).
      Je comprends pour la fatigue… je vais faire un complément avec les petits trucs que j’avais glané de ci de là … j’ai aussi trouvé des infos sur le sommeil des personnes qui ne peuvent pas faire de longues nuits (à cause de leur travail ou de leurs activités, tels que les marins…)…je ferai une petite synthèse, promis ! en attendant, repos et mini sieste dès que possible ! et le nettoyage attendra !!

      1. Le nettoyage attend bien souvent ^^ Mais j’ai aussi oublier de préciser que souvent la sieste de l’après-midi des deux enfants ne correspond pas vraiment, les deux siestes se chevauchent. En tout cas heureusement que je me suis finalement laissée convaincre par le co-dodo, sinon je serai complètement sur les rotules. Hâte de lire d’autres idées et infos quand même

  9. Très joli article ! Dans les Maternelles, un médecin expliquait que le lapin n’est allaité qu’une ou 2 fois par 24h et l’on connaît la différence avec le cerveau humain !!! En gros, le cerveau a besoin pour se développer de recevoir des « sucres » très régulièrement (de plus les variétés de « sucres » du LM sont bien plus nombreuses que dans le lait de vache et répondent donc mieux à la croissance du cerveau). Le sommeil de la femme qui allaite est aussi modifié c’est pourquoi elle ne risque pas d’écraser son bébé en dormant en cododo (attention au papa en revanche !)
    Moi j’ai cododoté 4 ans (pour ne pas être fatiguée au boulot malgré les 2 réveils nocturnes) et maintenant qu’elle ne se réveille plus la nuit…elle est dans son lit ! Mais toujours allaitée et je viens de me faire disputer par mon médecin : je ne dois pas avoir honte de continuer !!!

  10. Merci pour cet article, il faudrait que je l’envoie à mon entourage.
    Pour ma part, mon bébé, qui a aujourd’hui 19 mois, a commencé à se réveiller très souvent (tous les 45 min environ vers ses 4 mois). Aujourd’hui, il se réveille moins (toutes les 2-3 heures) mais je vois que les hormones de l’allaitement font moins effet. Paradoxalement, je n’étais pas si fatiguée lorsqu’il se réveillait tout le temps car l’endormissement pour les 2 étaient trés rapides. Tandis que maintenant, j’ai beaucoup plus de mal à me rendormir. JE suppose que mon cas ne plaide pas en faveur de l’allaitement dans mon entourage. Dommage, je suis perduadée que l’allaitement n’a aucun impact sur l’allaitement et que c’est au contraire l’allaitement qui m’a permis de tenir.

  11. Super article, complet et pertinent. Merci.
    Ici 17 mois que nous cododotons et que ma fille tète 3 fois par nuits (plus ou moins)
    Pas de fatigue particulière , je ne me rend meme pas compte qu’elle tète parfois.
    le LA est ultra difficile a digerer comparé à du LM donc pas étonnant que les bébés soient plus fatigués pour la digestion. ….

  12. Bonjour
    pour ma part ma première fille allaitée à fait ses nuits à 3 semaines et de bonnes nuits de 7-8heures…Les premières fois je me suis inquiétée ! C’est une bonne dormeuse, elle a 4 ans et demi et dors tjrs aussi bien. Pour ma deuxième louloute, ça a été plus « compliqué « , enfin j’ai surtout été mal habituée! 😉 elle a fait ses nuits en étant également toujours au LM vers 3 mois puis retour en arrière vers 4 mois jusqu’à ses 6 mois…Les nuits étaient plus courtes au début 5 heures. En tout cas ma première louloute est la preuve qu’un bébé allaité peut dormir de bonne nuit très tôt ! Chaque bébé est différent, c’est vrai!😉

  13. J’ai allaité mon 3eme jusqu’à 16 mois jour où i m’a dit non stop tété maman! apres on a mis 3 mois à comprendre pourquoi il se vidait par le bas on a finti aux urgence verdict mal digestion au lactose. Le sevrage a été trop brutal mais décidé par bb.
    Il tétati tte les 30mn h24 jusqu’à 9 mois prtt diversifié très tot à 3mois et demi (car il faisait le poids et la taille d’un bb de 9 mois et mon lait prtt très gras et sucré ne lui suffisait pas. Au final aujourd’hui 4ans et demi très eveillé plutot en avance (commence à lire) très sur de lui et toujours très calins. Les deux premiers ont eu du LA dès 3 et 5 mois car je n’avais plus de lait et cela a été galère jusqu’à la diversification. Si 4 il y a ce sera LM, couche lavable et echarpe il ne coutera que les vetements 😉

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