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Les effets « moins connus » d’une péridurale

Note préalable :
Attention, ce post n’est aucunement destiné à porter le discrédit sur la péridurale. Il appelle juste à se poser quelques questions, notamment auprès de votre anesthésiste. Outre les effets notés sur le soulagement de la douleur, l’anesthésie péridurale permet en cas de problème de se tourner vers une césarienne où la maman pourra tout de même « vivre » son accouchement.

Plus de 60 % des femmes ont recours à la péridurale en France pour accoucher. Cette possibilité de moins souffrir pendant les contractions (accouchement normal par voie basse) est un choix dans la majorité des cas (cela est parfois imposé).

Comme toujours, lorsqu’il s’agit de choisir, il me semble important de posséder l’ensemble des informations disponibles sur le sujet : pour un choix parfaitement éclairé.
Malheureusement, ces informations ne sont pas toujours données lors de la consultation de fin de grossesse avec l’anesthésiste. On recherche les contre-indications, on vous explique plus ou moins précisément en quoi consiste l’intervention, les bénéfices et éventuellement les risques. En ce qui concerne ce dernier point, on évoque ceux liés à la paralysie des membres inférieurs par compression nerveuse (réversibles dans une écrasante majorité de cas), des céphalées, des douleurs dorsales… mais assez peu de choses sur les difficultés qui peuvent survenir au moment de l’accouchement et lors des premiers instants de vie du bébé. Rien de bien méchant (peut-être est-ce la raison pour laquelle tout cela n’est pas évoqué) mais tout de même ! Cela peut avoir des effets certains sur le ressenti de la mère, la mise en route de son allaitement, …

JE vous propose de regarder les effets de la péridurale sur la mère et l’enfant, en faisant un petit tour de la littérature scientifique.

La péridurale, c’est quoi ?
La péridurale consiste à injecter un produit anesthésiant localement dans l’espace péridural : l’espace qui se situe autour (« péri ») de la « dure-mère » (membrane dure et rigide qui protège la moelle épinière).
Epiduraldiagram

Sur le principe, l’effet anesthésiant bloque la transmission de l’influx nerveux mais ceci à la fois au niveau des nerfs sensitifs (ce qui soulage de la douleur) mais aussi au niveau des nerfs moteurs (d’où l’engourdissement voire l’impossibilité de bouger les membres inférieurs).

Ces dernières années, les péridurales sont plus faiblement dosées ce qui a pour effet de réduire le blocage des nerfs moteurs et permet aux mamans de marcher (plus efficace pour la descente naturelle du bébé d’une part et d’autre part, il a été observé que bouger, marcher permet de réduire la douleur).

NB : On parle de rachianesthésie (ou anesthésie spinale) lorsque l’injection du produit anesthésiant se fait en passant au travers de la dure-mère : l’effet en sera une anesthésie puissante de toute la partie basse du corps et employée pour un accouchement par voie haute (césarienne).

Le ressenti des mères

L’efficacité de la méthode est élevée : la plupart des mamans accueillent la péridurale avec grand bonheur lorsqu’elles n’arrivent plus à gérer la douleur (il n’y a pas de honte !)
La revue Cochrane (2011) portant sur 9958 femmes parturientes est claire sur le sujet : « Les péridurales ont permis de soulager la douleur ressentie lors de l’accouchement mieux que n’importe quel autre type d’analgésique ».

La douleur est une chose mais le ressenti global de l’accouchement en est une autre. Bon nombre de mamans ont fait part de difficultés survenues suite à la péridurale et finalement  l’impression globale de la naissance de leur enfant s’en est trouvée relativement mitigée.

Les effets de la péridurale sur la phase de travail
Comme le souligne la revue Cochrane, la péridurale rallonge la durée du travail et entraîne une augmentation de l’utilisation d’instruments d’aide à l’accouchement (forceps, ventouse) qui ne sont pas sans risques pour le bébé. Notamment, lorsque l’analgésique est utilisé dans la seconde étape du travail (à partir de la dilatation complète)

Pourquoi ?
Tout simplement parce que les produits analgésiques vont interférer avec les principales hormones secrétées par la mère lors des phases de travail et d’expulsion.
Parmi celles-ci, l’ocytocine libérée en grande quantité en début de travail et au moment de l’expulsion, se trouve fortement diminuée par la péridurale. Les contractions utérines sont donc moins efficaces, surtout lors de la naissance (d’où le besoin d’assister le processus par des instruments).

Une autre hormone agissant sur les contractions utérines (la prostaglandine) est également réduite en cas de péridurale.

Mais d’autres impacts sont également évoqués dans les études. Notamment, un effet direct de la péridurale sur les muscles maternels qui deviennent « engourdis » indépendamment même de l’effet hormonal évoqué plus haut.
Les muscles du plancher pelvien sont particulièrement « ralentis » sous l’effet de la péridurale. Or ces muscles sont utiles dans la phase de guidage du bébé dans la bonne position pour sa naissance. Il y a donc plus de risques que l’enfant ne se présente pas dans la bonne position (présentation du bébé par la face au lieu d’une présentation par le sommet).

Effets sur  l’allaitement maternel
Ces effets sont vraiment peu évoqués et commencent seulement à faire l’objet de recherches.
La péridurale peut (attention ce n’est pas du 100% ! heureusement) affecter le bon déroulement de l’allaitement, notamment sa mise en route. Or on sait, qu’un allaitement qui démarre mal est plus difficile à mettre en place et le taux d’abandon plus élevé alors que les mamans souhaitaient cette expérience. Bref, c’est dommage !

Newborn baby girl
Photo © Kati Molin – Fotolia.com – Source ICI

Quelles sont les principales difficultés recensées ?
Le bébé a été exposé à l’analgésique de la péridurale et ne se comporte pas de façon « classique » dans les premières heures de la naissance. Il ne recherche pas spontanément  la succion, pas de comportement de breastcrawling, ne s’attache pas au sein de sa mère.
Les publications à ce sujet, évoquent le plus grand nombre d’échecs à l’allaitement en cas de péridurale (voir ICI) et soulignent l’importance d’un accompagnement plus marqué pour ces mamans-là pour les aider à bien démarrer. La plupart des preuves viennent d’études de cohortes (voir le bilan fait ICI) dont certaines portant sur un très grand nombre d’observations mais il y a toujours des risques de biais ou de facteurs confondants : rien ne vaut des études expérimentales en double aveugle pour trancher. Celles-ci sont évidemment, vu le contexte, difficile à obtenir.
Néanmoins, un argument de poids, est l’effet dose-dépendant qui apparaît via certaines études (voir étude publiée par Ransjo-Arvidson en 2001). Dans le cas des accouchements déclenchés, où les contractions sont fortes, le dosage de la péridurale est plus élevé. Dans ces cas de figure, la mise en route de l’allaitement est généralement retardée (voir étude Guerra et al, 2009).
Pour les péridurales très faiblement dosées, il semble que le comportement instinctif de l’enfant pour se nourrir, ne soit pas affecté. (voir étude Radzyminski, 2003)

Pourquoi cet effet ?
Les opioïdes administrés à la mère passent inévitablement dans l’organisme du nouveau né, soit via le placenta soit via le colostrum. L’impact sur le comportement du nourrisson sera maximal dans les premières heures qui suivent la naissance, au moment même où la première tétée se met en place.

Comme évoqué un peu plus haut, l’analgésique perturbe la production d’ocytocine chez la mère ce qui peut perturber la mise en route de la lactation. Les mamans sous péridurale ont plus souvent l’impression de ne pas avoir suffisamment de lait (étude Volmanen, 2004), elles perdent confiance en elle et c’est le début de la fin. Encre une fois, le soutien, l’accompagnement dans ce cas de figure sont primordiaux.

Mais il ne semble pas y avoir encore à l’heure actuelle, de consensus quant à la distinction de la part de ces deux mécanismes.

Autres facteurs influants
Au-delà de la dose, il semblerait que selon l’analgésique employé, l’effet soit plus ou moins prononcé, notamment au niveau de la cinétique de passage chez le nourrisson (selon que la molécule employée soit liposoluble ou non). Deux noms reviennent assez souvent dans les publications : la Bupivacaïne et le Fentanyl.
Le Fentanyl est un opioide (dérivé de la morphine), lipo-soluble, transféré rapidement chez l’enfant
La Bupivacaïne est un anesthésique local puissant (amino-amide), avec plus de risque de blocage moteur surtout si administrée avec de l’adrénaline.
D’autres produits plus récents ont été développés mais nécessitent plus de recul.
Edit d’avril 2017 : La Bupivacaïne a été remplacé par la Ropivacaine qui a encore moins d’effets moteurs et est employée à des concentrations très faibles

D’autres facteurs peuvent également jouer : la concentration « locale » en produit anesthésiant, la méthode d’injection (continue ou intermittente) et des effets liées à la parturiente (état vasculaire par exemple).

Conclusion : la péridurale est-elle compatible avec un bon démarrage de l’allaitement ?
Force est de constater que depuis plusieurs années, les anesthésistes sont de plus en plus performants : un dosage extrêmement bien adapté pour vivre un accouchement « confortable » sans les effets secondaires que nous avons évoqués. Il  peut néanmoins, dans certains cas, y avoir un lien entre la péridurale et les difficultés de mise en route de l’allaitement.
C’est pourquoi, les bénéfices et risques de la péridurale doivent être évalués au cas par cas.
Retenons aussi, qu’il est possible de mener à bien un allaitement même en cas de péridurale plus fortement dosée mais un accompagnement, aide à l’allaitement est plus certainement nécessaire.
Il est souhaitable que les mamans emmagasinent quelques connaissances sur le sujet afin de pouvoir exposer leurs désirs, de poser toutes les questions nécessaires lors de la visite prénatale avec l’anesthésiste.
Il est également recommandé aux mamans (si les maternités les mettent en place) de suivre les cours de préparation à la naissance, même si elles en ont déjà une ou plusieurs expériences préalables. Peut-être que la découverte de nouvelles techniques de relaxation, de détente, d’exercices (marche, mouvements sur balle de gymnastique) peuvent aider à éviter tout simplement la péridurale.

marche_travail
Source : ICI

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Références utilisées 

Millicent Anim-Somuah M., Smyth R.,  Jones L., « Epidural versus non-epidural or no analgesia in labour« , Cochrane Pregnancy and Childbirth Group, DOI: 10.1002/14651858.CD000331.pub3, 2011

Hodnett, E.D., « Pain and Women’s Satisfaction with the E, S : Experience of Childbirth : a s-Systematic Re view “,  American journal Obstetrics and Gynecology, Vol 186, Supplement 5, pp S160-172, 2002

Rahm, V. A. et al., « Plasma Oxytocin Levels in Women during Labor with or without Epidural Analgesia: a prospective Study”, Acta Obstetrics Gynecology Scan, Vol 80 (11), pp 1033-1039, 2002

Matthews, M. K., “The relationship between maternal labour analgesia and delay in the initiation of breastfeeding in healthy Neonates in the early neonatal period”, Midwifery Vol 5 (1), pp 3-10, 1989

Ransjo-Arvidson, A.B. et al., “Maternal Analgesia during labor disturbs newborn behavior : effects on breasfeeding, temperature and cyring”, Birth, Vol 28 (1), pp5-12, 2001

Radzyminski, A., “Neurobehavioral functioning and breastfeeding behavior in the newborn”, Journal of Obstetric, Gynecology & Neonatal Nursing, Vol 34 (3), pp 335-341, 2005

Riordan, J. et al., “The effect of labor pain relief medication on neonatal suckling and breastfeeding duration”,  Journal of Human Lactation,  Vol 16 (1), pp7-12, 2000

Devroe S, De Coster J, Van de Velde M., « Breastfeeding and epidural analgesia during labour », Current Opinion Anaesthesiology, Vol 22(3), pp 327-329, 2009

Dozier, A. M. et al. « Labor Epidural Anesthesia, Obstetric Factors and Breastfeeding Cessation » Maternal and Child Health Journal,  Vol 17 (4), pp 689-698, 2013

Woods, A., et al. « A Cross-Sectional Analysis of the Effect of Patient-Controlled Epidural Analgesia versus Patient Controlled Analgesia on Postcesarean Pain and Breastfeeding », Journal of Obstetric, Gynecologic, & Neonatal Nursing, Vol 41 (3), pp 339–346, 2012

Sultan, P., « The effect of low concentrations versus high concentrations of local anesthetics for labour analgesia on obstetric and anesthetic outcomes: a meta-analysis« , Canadian Journal of Anesthesia, Vol 60 (9), pp 840-854, 2013

Guerra G. et al., « Factors and outcomes associated with the induction of labour in Latin America », An International Journal of Obstetrics & Gynaecology, Vol 116, pp 1762–1772, 2009

Jordan S., « Infant feeding and analgesia in labour : the evidence is accumulating », International Breastfeeding Journal, Vol 1: p 25, 2006 (lien ICI)

Radzyminski S., « The effect of ultra low dose epidural analgesia on newborn breastfeeding behaviors », Journal of Obstetric, Gynecology & Neonatal Nursing, Vol 32 (3), pp 322-331, 2003

Volmanen P, Valanne J, Alahuhta S., « Breast-feeding problems after epidural analgesia for labour: a retrospective cohort study of pain, obstetrical procedures and breast-feeding practices« , International Journal of Obstetrics anesthesia, Vol 13(1), pp 25-9, 2004

Wiklund I. et al., « Epidural analgesia: breast-feeding success and related factors », Midwifery, Vol 25(2), pp 31-8, 2009 

Buckley S., «  : The Hidden Risks of Epidurals « , Extrait du livre  » Gentle Mothering: A Doctor’s Guide to Natural Childbirth and Gentle Early Parenting Choices »

E. Lieberman et al., « Changes in Fetal Position During Labor and their Association with Epidural Analgesia » Obstet Gynecol Vol 105(5), Part I, pp 974-982, 2005

 Pour en savoir plus

http://fr.wikipedia.org/wiki/Anesth%C3%A9sie_p%C3%A9ridurale

http://en.wikipedia.org/wiki/Opioid?oldid=466364154

http://udsmed.u-strasbg.fr/emed/courses/MODULE06/document/Anesth%E9sie/anesth_loco_regionale.pdf?cidReq=MODULE06

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51 réflexions au sujet de « Les effets « moins connus » d’une péridurale »

  1. Bonjour et bonne année!
    Je n’avais pas pensé à un lien entre la péridurale et l’allaitement, mais cela semble logique en fait. Cela explique peut-être les difficultés de ma soeur avec sa première.

    Les médecins ne disent pas non plus toujours quels peuvent être les autres effets, ils parlent de paralysie, mais pas de migraines qui durent parfois plus d’un an après, ainsi que des maux de dos…

    Bref, merci pour ce nouvel article!

  2. Sans compter qu’ils doivent souvent s’y reprendre à plusieurs fois… 3 pour ma part. Presque un mois plus tard je ressens encore les points d’injection, mais pas eu de soucis de sensibilité aux membres inférieurs et maux de tête. Sortie aux cuillères.

    1. Je suis d’accord, certains anesthésistes sont « limites »… moi aussi je me suis fait charcuter le dos pour mon 2e accouchement ! J’étais dégoûtée.
      La grossesse suivante, je ne voulais plus entendre parler de ce truc ! et pourtant, elle m’a été imposée et je ne l’ai pas regretté ! un anesthésiste très pro !

  3. Péridurale à 14h (en auto-gestion) pour une naissance à 00h30… et mon fils n’a pas du tout essayé de boire, il a beaucoup dormi les premières heures, il fallait le réveiller pour le nourrir. Finalement j’ai tiré mon lait car il n’arrivait pas à prendre le sein. Jusqu’à maintenant personne ne m’avait suggéré que ce soit la péridurale qui l’ait mis « KO »… mais ça me motive d’autant plus à tout faire pour l’éviter pour le prochain !

    1. Bonjour et merci pour ce retour d’expérience. Je pense que pour un premier accouchement, c’est un peu plus difficile de s’en passer. Avec l’expérience, un corps qui répond mieux (il se souvient), c’est généralement plus facile !

      1. Bah surtout, comme c’était un déclenchement, entre la perf et le monito continu je ne pouvais pas me mettre dans une position confortable (dès que je bougeais, le monito « perdait » bébé). Les SF ont fait des efforts pour m’aider mais ça n’a pas suffi.
        Merci encore pour ton article, ça m’aide à « m’armer » pour la suite !

  4. Pour ma part, mon travail a été tellement long et douloureux, qu’au bout de 6h je n’en pouvais plus et j’ai demandé la péridurale alors que je souhaitais un accouchement naturel (je suis une grande angoissée de nature, peur de ne rien ressentir, …).
    Quel soulagement quand j’ai ressenti ses effets apaisants! Alors certes mon accouchement fut long, mais la mise au sein d’un naturel. Dès le départ, ma fille a tété environ toutes les 2 heures de looooongues tétées ! J’en ai été très fatiguée. Aujourd’hui elle a 26 mois et je l’allaite encore !!!
    Donc, je suis peut être un cas exceptionnel mais bon, j’espère montrer qu’il y a quand même la possibilité d’offrir le sein avec un accouchement sous péridurale.
    Si j’ai un deuxième enfant, je tenterai quand même sans péridurale car je préfère tout ce qui est nature, bio. Mais si je souffre trop, je sais que j’aurai cette possibilité qui m’a largement soulagée.

    1. Merci pour ce témoignage…mais non tu n’es pas un cas exceptionnel.
      Je ne voulais pas dire que la péri. remettait systématiquement en cause l’allaitement. Mais juste que cela « peut » arriver, je pense que c’est important de le faire savoir.
      sinon pour la gestion de la douleur, je suis entièrement d accord avec toi…surtout pour un premier accouchement…moi aussi j’ai essayé de résister très longtemps et je n’ai pas tenu… mon BB a bien tété quand meme ! 🙂

  5. Hello,
    mon accouchement a été déclenché pour problèmes de santé et j’ai pris la péri par dépit, pourtant je ne la voulais pas.
    C’est un regret encore aujourd’hui moi qui voulait un accouchement le plus naturel possible.
    Selon les sages femme et gynéco je n’allais pas pouvoir tenir sans péri car les contractions suite a un déclenchement sont trop violentes: JE CONFIRME.
    Cependant j’ai jamais accouché naturellement donc…
    Mais je comprends mieux maintenant pourquoi la montée de lait a été si tardive, les débuts ont été durs mais il faut s’accrocher maintenant l’allaitement ça roule 😉

    1. Effectivement, c’est ce que j’ai pu lire aussi dans les publications. En cas de déclenchement, la péri est quasi « automatique » et l’allaitement parfois plus difficile à mettre en route. MAis comme vous le soulignez, en s’accrochant, c’est possible !

  6. Bonjour et merci pour ces données.
    Dommage que l’article ne traite pas des effets de la péridurale sur la difficulté du foie du bébé à éliminer l’analgésique et qui a pour conséquences une augmentation des coliques par rapport aux bébés nés sans péridurale… Des études ont-elles été publiées sur le sujet ?

    1. j’ai eu trois enfants, la première née par voie basse, avec péridurale car la nana à coté avait hurlé tout le travail et j’ai eu peur. Elle est née tellement vite après le début du travail que j’aurais pu éviter. Elle dormait tt le temps impossible de la réveiller et s’était la canicule donc galère. Le deuxieme gd préma j’ai tiré mon lait pdt 4mois et demi il n’a jamais réussi à téter. Pr le 3eme je voulais un allaittement et tutti quanti j’ai été servi il est né en 45mn chrono du début à la fin en bas de mon immeuble donc plus naturel difficile. Alors lui il a tété, n’a pas pleuré… c’était un goulu j’ai allaité à la demande en me disant qu’en afrique il faisait pareil donc pourquoi pas moi et bien il a eu des colique de malade. Selon la sage femme qui était experte allaitement, il tétait trop mon lait était comme du lait concentré et le lait frais se mélangeait au lait digéré cela provoquait de l’acidité, j’ai dû espacer les tété c t galère car il avait tt le temps faim, il prenait tte les 30mn h24 et jsuqu’à 9mois sauf qd je le forçait à attendre. Il prenait 500g tt les 10jours à 6mois il faisait 9kg! Maintenant il est tjs super grand et bon mangeur mais tout fin heureusement car il ressemblait ai bibendom michelin! Enfin bref si 4eme il y a gspr bien refaire sans péri c douloureux mais tellement magique et on est sur pied dès le lendemain.

  7. Pour mon 1er enfant, j’ai eu une péri, imposée par l’équipe médical car déclenchement en dépassement de terme. J’ai eu de nombreuses difficultés avec mon allaitement: mon bébé n’a pas tété en salle de naissance et ce fut la galère tout le 1er mois. Avec beaucoup de soutien je l’ai finalement allaité 2ans…
    Pour mon 2ème garçon, né sans péri, ça a tout de suite roulé. Il a tété dans les 15 minutes suivant la naissance et a été un vrai glouton jusqu’à ce qu’il refuse totalement le sein du jour au lendemain à 13 mois…
    Je n’avais jamais fait le lien péri/ allaitement mais il est vrai que mon fils ainé à dormi sans cesse pendant les 24 premières heures de sa vie… malgré que la péri est été assez peu dosé et que je n’ai jamais réinjecté de dose de la pompe car je n’en voulais pas! Au final j’ai bien senti sa naissance…

  8. Sujet intéressant et pour une fois ni trop pro ou contre tout, bien exposé, il faudrait en effet que toute future maman puisse choisir au mieux ce qu’elle veut sans qu’on lui impose.
    Pour ma propre expérience: bébé 1 sans péri: avec finalement épisio et forceps et début d’allaitement galère les deux premiers jours.
    Bébé 2 avec péri: bébé arrivé avec deux poussées et mise au sein super rapide et facile (même pas senti la montée de lait tellement bébé tétait bien).
    Comme quoi avec un bon dosage, on peu sentir tout sans douleur et pouvoir en profiter un max.
    Bon choix à toutes.

  9. Super sujet ! Intéressant même si ça ne me concerne plus ! 2 enfants 1 er accouchement avec péri ( le bonheur 22h de travail ) le 2 eme 15h de travail sans péri j’ai cru mourir !!!!

  10. Bonjour

    Super article complet et détaillé on apprend beaucoup de choses je ne pensais pas que la péridurale avait autant d’effets je ne connaissais que le potentiel mal de dos par la suite

  11. Merci pour cet article. J’ai dû être déclenchée, 31h de travail dont 7 heures sous péri et effectivement mon fils n’a pas recherché le sein (et il était bloqué au niveau des vertèbres ce qui le gênait pour tétéer). Mais la maternité IHAB m’a énormément soutenue: allaitement toujours en cours à 33 mois. Il faut bien sûr s’accrocher..

  12. Eh bien moi je n’ai qu’un enfant, j’ai « subi » un déclenchement 2 jours après le terme, je n’avais que très peu de contractions inutiles :-/ … la perfusion (posée à 11h20) pour le déclenchement m’a donné des contractions toutes les 20s (que je n’ai pas trouvées si fortes, elles étaient meme supportables)… sans faire avancer le travail, col ouvert à 2 (à peine) en 4h de temps… à 15h30 pose de la péridurale afin de pouvoir percer la poche des eaux pour essayer d’accélérer le travail… 17h col à 7… à 18h06 mon loulou était né sans encombre sur 3 poussées… ni épisio, ni déchirure, ni forceps ni ventouse ni quoique ce soit… personnellement je suis contre l’allaitement donc je n’ai pas essayé mais mon fils n’a pas cherché le sein et en 3 jours les montées de lait étaient terminées… pas eu besoin des medocs prescrits.

  13. bonjour , pour ma premiere fille on m’a declanche 1 semaine avant car elle etais trop grosse c’etais vers 12h45 et j’ai accouche a 4h05 sans peri et aucun probleme pour la mettre au sein mais au bout de 4 mois je n’avais plus de lait !! et pr mais 2 autre filles accouchement sans peri aussi , allaitement sans probleme la 2eme a pris le sein jusqu’a 6 mois tjr pr la mm raison « plus de lait » et la 3 eme je l’ai allaite juqu’a 1 an et la j ai arrete par fatigue probleme de fer et de vitamine D . Je choisirai pas la peridurale si je devais avoir d’ autre enfants mm si pour la 3eme on voulais me « l offrir » (dans ma belle famille on dit que mettre un enfant au monde comme l’on fais nos meres et nos grand meres c’est une maniere de connaitre leur valeurs !!!) merci

    1. J’apprécie moyennement les propos un peu trop tranchés, voire extrémistes ! Le but d’une revue biblio basée sur de nombreuses études est justement de tirer au clair des effets de façon objective !
      Maintenant, la péri existe, je trouve cela plutôt bien pour certaines mamans qui arrivent épuisées au bout de leur accouchement, incapables de profiter de leur bébé. C’est un choix, il faut le respecter.

  14. pour ma part, je ne me reconnais absolument pas dans ce document, pas de ventouses, ni de forceps, ni même d’épisiotomie pour mon premier enfant « malgré » la péridurale…un vrai bonheur! jamais aucun problème non plus avec l’allaitement. Mon deuxième enfant est en route, et la péridurale sera aussi bienvenue.

  15. Merci beaucoup pour cet article qui fait bien la part des choses. Qu’on ne s’y trompe pas, j’ai été très heureuse d’avoir ma péridurale après sept heures d’intenses contractions, mais force est de constater que je me reconnais tout à fait dans cet article : difficultés à mettre en route l’allaitement, mon nouveau né ne cherchait pas le sein et est né le visage « vers les étoiles », etc. Mais aujourd’hui il a cinq mois et je l’allaite toujours, comme quoi, il ne faut pas du tout désespérer ! Néanmoins, ce serait effectivement bien d’être informée correctement, afin de pouvoir choisir en connaissance de cause. Et puis, surtout, savoir que ce n’est pas parce que l’allaitement semble vraiment difficile les premiers jours qu’il va s’avérer impossible. Heureusement que de chouettes sages femmes existent pour nous persuader du contraire !

    1. Merci à toi. Tu as parfaitement compris ma vision des choses… la péridurale n’est pas un acte anodin certes, il peut parfois avoir des conséquences, mais de gros progrès ont été faits…et cela peut être un réel soulagement pour les mamans (ma mère a souffert le martyr et n’a pas été capable de m’accueillir comme il se doit, car trop épuisée)
      Et oui, c’est bien de souligner aussi que ce n’est pas parce que cela démarre mal, que tout est fini… Il y a des SF, puéricultrices formidablement compétentes.
      Le but de cet article était effectivement d’informer correctement.

  16. Bon article. Je suis mère de 6 enfants tous accouché de façon naturelle. J’étais convaincue de cette expérience positive même si laborieuse après avoir lu ; La vie secrète de votre enfant avant la naissance. On y décrit l’accouchement comme la première expérience sensuelle de l’enfant .

  17. Bonjour,
    Pour ma part, j’ai cinq enfants nés en maison de naissance – j’habite en Suisse. Je n’ai donc jamais eu envie de tester la péridurale, malgré un premier accouchement à la limite du supportable (plus de 10 heures de contractions intenses et col « bloqué » à 4….). Je comprends parfaitement les femmes qui optent pour la péridurale; nous avons le choix et heureusement!
    Je souhaite juste compléter cet article avec le point de vue de ma sage-femme sur cet acte médical. Selon elle c’est aussi envoyer un message à son enfant de type « j’ai pris mes dispositions, débrouille-toi ». C’est un peu sec j’en conviens, mais c’est une implication que je n’avais pas envisagée et je la trouve intéressante.
    Merci pour cet article fort éclairant et non partisan!

    1. « J’ai pris mes dispositions, débrouille-toi »… part ma part il n’y a pas plus parlant dans mon souvenir.
      Ici les contractions se sont énormément rapprochés et de façon très rapides. Nous avons donc pensé que le travail avançait rapidement et nous sommes partis pour la maternité (AAD inenvisgeable même si ont avait voulu car trop éloignés d’une structure). Le trajet en voiture n’a certainement pas arrangé les choses. La douleur était telle que je n’ai plus eu la présence d’esprit de demander à être à 4 pattes ou que l’on m’aide à marcher. Et Chéri dans un tel état de stress après le trajet, face à ma douleur (et non pas notre douleur avec celle du bébé puisqu’il ne pouvait voir que la douleur que mon visage et mon corps laissaient transparaître)…
      Après plusieurs heures de contractions toutes les 2 minutes et dilatée à 1 (et oui… pré-travail uniquement !!!) je demande la péri. Etant une primi le personnel médical pensait que le stress me faisait un peu « sur-réagir » mais une fois sous monito force fut de constater que les contractions étaient en effet bien rapprochées et surtout très fortes.
      Pour faire court le travail n’a guère progressé, la tête de ma fille tapait toujours au même endroit (en direction de mon fémur droit), je suis partie en fièvre et ma fille s’est mise à faire de la tachycardie. Bref, il devait y avoir un truc sous-jacent. Il y a donc eu césa pour la santé de chacun.

      Par contre une chose est sûre, j’ai vraiment eu l’impression de ne m’occuper que de mon petit confort pendant ce travail qui est prévu à deux. « J’ai pris mes dispositions, débrouille-toi » c’est donc en effet exactement ce que j’ai ressenti pendant le travail (ce fameux qui n’avançait pas) et je m’en suis voulu de laisser ainsi ma fille subir ce que moi je décidais de ne plus avoir à endurer.
      Et je l’ai ressenti dans sa façon d’être bébé. Quelques semaines après sa naissance elle a déclaré un eczéma qui l’a suivi (et qui lui a surtout compliqué la vie pendant plus de 6 mois). Et à ce jour elle garde cette façon de « prendre sur elle »… à tout juste 3 ans !!!
      Je ne m’en veux pas et je ne culpabilise pas non plus puisque si je devais revenir 3 ans en arrière je referai avec les éléments dont je disposais à l’époque… donc je raisonnerai pareil mais j’aime donc beaucoup cette façon d’exprimer ce point de vue

      Sinon, et pour en revenir au sujet de l’article. En effet, un bébé très calme (effet péri et rachi?) et une montée de lait un peu plus lente mais allaitement, encore et toujours à 38 mois. Ma petite revanche personnelle sur ma « non voie basse ». ;-P

    2. Je suis en total desaccord avec l’avis de cette sage-femme. Encore une fois, on fait culpabiliser les femmes en sous-entendant que celles qui choisissent la peridurale sont des meres egoistes qui ne se soucient pas du bien-etre de leur enfant. J’ai accouche sous peridurale, j’ai vecu a fond mon accouchement et j’ai le sentiment d’avoir accompagne ma fille pendant ce moment. Ma peri a ete tres bien dosee, j’ai senti mon bebe sortir et meme les contractions dans la derniere demi-heure ce qui m’a permis de savoir quand je devais pousser. Des le debut du travail, j’ai eu des contractions tres intenses, et la douleur etait insupportable. La peridurale m’a soulagee, et m’a permis de vivre mon accouchement dans le calme et sereinement, en parlant a ma fille. Franchement ce genre d’avis est faux et me met hors de moi! Ce n’est pas parce que certaines femmes l’ont vecu comme ca que c’est le cas pour toutes. Je connais des femmes qui ont vecu une telle douleur pendant leur accouchement sans peri que cela affecte durablement leur relation avec leur bebe. Ca ne veut pas dire pour autant que c’est le cas pour toutes (et heureusement) et que du coup toutes les femmes devraient choisir la peridurale! Chaque femme et chaque accouchement est unique, et je trouve grave qu’une professionnelle de sante diabolise la peridurale de cette maniere. Si mon gyneco ou la sage-femme m’avait sorti un truc pareil, j’aurais immediatement reagi, et pas gentiment!

  18. Merci pour votre excellent article !
    A noter : Cochrane n’est pas une revue il s’agit d’une organisation à but non lucratif qui tient à jour une base de données internationale concernant les études et recherches sur l’accouchement. Cochrane fait des topos sur différents sujets liés à l’accouchement et appelle ça une « review » mais on ne peut pas traduire par « revue ». Vous pourriez dire à la place « d’après la base de données Cochrane qui a passé en revue les études sur le sujet… »
    Merci encore ! http://www.cochrane.org/about-us

    1. Effectivement, c’est bien dans le sens « revue = passer en revue » traduction de review; que j’ai employé ce mot… disons que c’est un anglicisme mal venu. Merci pour la suggestion.

  19. moi,j’ai eu un allaitement tres bien demarré pourtant apres une anesthesie general,des morphiniques,car j »ai du avoir une intervention chir au niveau vaginal car gros hematome du aux forceps,accouchement sans peri et forceps et episio sans anesthesie,que du bonheur!!!!
    ,et pour mon 2 éme, j »ai pu beneficié de la peri apres douze heures de travail, ,ils ne font pas la peri tot,ils attendent qu »on soit déjà bien dilatée c »est evident !!!!,mes enfants n »etaient pas endormis,ils hurlaient jour et nuit et etaient en pleine action lors de leurs tetees ,moi j’etais debout une heure apres,je pense que la duree de vie du produit est courte et je pouvais bouger mes jambes et me bouger lors de l »accouchement;aprés il y a toujours des couacs rien n »est parfait,j »en suis sure,je suis infirmiere moi-meme;,et realiste,comme suite à une anesthesie il y a une part de risques,à partir du moment ou on vit aussi,aprés chacune fait comme elle veut !mais je trouve ca genial de ne pas accoucher ds la douleur ;

  20. Je pense qu’il ne faut pas compter sur les anesthésistes pour expliquer les effets négatifs de la péridurale.Ils préfèrent pour la plupart, ne généralisons pas, la vendre le plus possible…..

  21. La préparation à la naissance et à la parentalité est toujours une bonne idée même quand ce n’est pas un premier enfant. Elle permet de prendre un temps autour de ce bébé spécifique . il y a probablement une Sage-Femme libérale qui la pratique près de chez vous cf pages jaunes !

  22. Vous oubliez un fait essentiel : c’est bien beau de soulager la douleur. C’est mille fois mieux de ne pas la décupler …
    or les protocoles maternité décuplent souvent la douleur : immobilité sur le dos (une torture surtout si on accouche par les reins), ocyto dans la perf (sans information ni demande de consentement le plus souvent), poche rompue artificiellement, laisser la mère crever de soif durant des heures et des heures (plus de 12h pour ma part) – et c’est pas leur foutue perf qui y change quoique ce soit (ça peut causer une souffrance qui aggrave tout) …

    1. Bon c’était pas le propos au départ puisque le but était de parler de l’impact (possible) de la péri.
      Mais vous avez raison de signaler tout cela… les protocoles sont bien souvent figés, et plutôt construits pour faciliter le travail du personnel soignant (je ne dis pas que c’est facile pour eux, ceci dit). J’ai aussi personnellement souffert de la faim et de la soif…que c’est difficile.
      Mais je crois que pour la soif, ils ont un peu « adouci » la chose.

      1. Adouci la chose ? Oh que non …
        J’ai accouché en mars dernier et malgré l’absence de péridurale et le fait que je crevais littéralement de soif j’ai eu un pauvre gobelet avec un fond d’eau …! Une honte !
        Si jamais il devait y avoir un second accouchement, il se fera à domicile, au moins je pourrai boire, ne pas être forcée d’être sur le dos alors que j’avais les contractions ds les reins, et surtout on ne me reprochera pas de n’être pas un mouton qui dit amen à tout ce qu’on lui demande (une galère sans nom pr n’avoir ni péridurale, ni perfusion …!!)

        Et je n’aborderai pas le délicat sujet de l’allaitement, puisque la première chose que ce personnel incompétent m’a proposée, après la naissance,fut . . . Un biberon !!!
        Juste lamentable.

  23. Merci pour cet article très informatif!
    J’ai eu une péridurale pour la naissance de mon fils et je ne le regrette pas : c’était un déclenchement (pour cause de cholestase gravidique), et les contractions étaient tout simplement insupportables. J’ai eu la péridurale une fois dilatée à 5, et honnêtement sur la fin la douleur était telle que je n’ose pas imaginer ce que ça aurait pu être sans. Je ne pouvais plus marcher, je perdais le contrôle, les contractions étaient très fortes et revenaient toutes les minutes… Une fois la péridurale posée, c’était une « renaissance » ! Elle était faiblement dosée : j’ai très bien senti les contractions et l’envie de pousser au moment de l’expulsion, j’ai poussé correctement et mon bébé est sorti sans problème en 10 minutes 🙂 Au final, la péridurale m’a grandement soulagée pendant les contractions lorsque je ne tenais plus, et m’a permis d’être « en forme » pour pousser ensuite. Après l’avoir reçue, je suis passée d’une dilatation de 5 à 10 en 30 minutes ! On m’a dit que c’était sûrement parce que j’étais plus détendue. Je ne pense pas que mon bébé ni moi ayons subi d’effets secondaires : j’étais debout moins de 2h après l’expulsion, l’allaitement s’est très bien mis en place… Je dois dire que j’ai eu la chance d’accoucher dans un hôpital « ami des bébés », et je pense que ça a dû jouer ! Ils ont dû faire attention au dosage et étaient au top pour la mise en place de l’allaitement…
    Je pense donc que bien utilisée, la péridurale peut être vraiment bénéfique…
    Mais sachant les effets secondaires potentiels, si pour un prochain bébé je n’avais pas de déclenchement (je l’espère!), je pourrais être tentée par un accouchement sans péridurale, à voir…

    1. Merci pour le partage d’expérience. Ah bien sûr; moi aussi, j’ai eu 3 péri. et je ne regrette rien. Par contre, j’ai vu une sacrée différence au fil du temps : dont un parfait dosage pour le 3e (cholestase gravidique aussi pour cette 3e grossesse) !

  24. Bonjour
    Je suis anesthésiste et je suis assez effaré que l’on puisse encore écrire des articles comme celui là.
    Il est en effet basé sur des articles médicaux pour la plupart très anciens (la médecine va très vite et des articles des années 2000 sont très très anciens).
    Vous mentionnez la bupivacaine qui était un bon anesthésique et déjà un progrès par rapport à ceux utilisés dans les années 80. La bupivacaine n’est plus utilisée depuis au moins 10 ans sinon plus; elle a été remplacé par la ropivacaine qui a encore moins d’effets moteurs et est employée à des concentrations très faibles et n’empêche aucunement les parturientes de pousser normalement et le bébé de « tourner » également normalement.
    Quand aux effets sur le bébé… on a maintenant un tel recul que s’il y en avait un ça se saurait; merci de me faire parvenir des sources plus récentes si vous arrivez à en trouver.
    Vous taisez aussi un problème important : le fait que les patientes aient une péridurale permet si l’accouchement tourne mal et qu’une césarienne s’impose car le bébé va mal, l’anesthésiste peut s’en servir pour « endormir » localement la patiente qui ainsi pourra d’une part assister à la naissance de son bébé puisque réveillée, et éviter ainsi l’anesthésie générale en urgence qui est l’une des situations la plus potentiellement catastrophique en anesthésie (le syndrome d’inhalation de liquide gastrique dans les poumons de Mendelson) a été décrit en obstétrique.
    Bref le « tout naturel » c’est bien mais excusez moi mais ce genre d’article qui invite à se méfier d’une méthode qui a soulagé des millions de femmes de part le monde (y compris vous d’ailleurs) me semble relever quasiment du sectarisme… tu enfanteras dans la douleur etc
    Enfin pour répondre à des commentaires précédant :
    nous ne « vendons » pas la péridurale, nous faisons notre métier : soulager la douleur
    si les patientes sont à jeun, et n’ont qu’une perfusion (1000 cc par 12 h : qui boit plus que 2 litres/jour ?)
    c’est justement pour éviter l’inhalation en cas d’anesthésie générale pour les patientes n’ayant pas eu la chance d’avoir une péridurale…

    1. Bonjour. Je suis désolée que cet article vous ait choqué, ce n’était pas le but, surtout que j’ai un profond respect pour tout ce que la médecine a pu nous apporter, et les progrès fulgurants en cours. Je vous remercie d’avoir fait la démarche de poster un commentaire.
      Alors, relisez bien ma conclusion : je ne dis absolument pas qu’il faut tourner le dos à la péridurable. Cet article invite, non pas à se méfier, mais à susciter les questions et stimuler les mamans à se faire aider pour l’allaitement. En un mot, je ne suis pas responsable de la façon dont il est interprété, des commentaires et des dérives qu’il suscite. Je vais ajouter une note préalable.
      Voici ma conclusion…
      « Force est de constater que depuis plusieurs années, les anesthésistes sont de plus en plus performants : un dosage extrêmement bien adapté pour vivre un accouchement « confortable » sans les effets secondaires que nous avons évoqués ».
      Alors vous n’aimez pas mon article or je n’ai rien inventé ni interprété. Les informations que j’ai synthétisées sont toutes issues de recherches publiées dans des journaux scientifiques entre 2000 et 2013 (Et non pas uniquement 2000 comme vous le dites).
      Si les produits ont changé, et qu’ils ne posent pas les problèmes potentiels suggérés ici, j’en suis ravie et je vais m’empresser de le signifier ici.
      Maintenant, si vous avez des références qui pourraient m’aider à corriger, n hésitez pas à me les indiquer et je serais ravie de les intégrer. Dans tous les cas, je chercherai pour mise à jour de ce post.
      PS : Je ne suis pas adepte du tout naturel « à tout prix », je hais d’ailleurs cette dichotomie chimique/naturel car ça ne veut rien dire.

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